Le second tour des présidentielles …

Le second tour des présidentielles ... dans communiqués de presseLe FN est à près de 20%.
A force de ne pas parler de la réalité que vivent les gens, à force d’instrumentaliser le risque FN pour stériliser le débat politique et le ramener au bipartisme, les grands partis, sans les mettre au même niveau d’intention évidemment, ont contribué au constat que nous faisons.
Dans ce contexte, Eva Joly est à 2,3%. Elle s’est bien battue, elle a limité la chute annoncée. Mais nous ne sommes que le plus gros des petits. Cela ne correspond pas au poids réel de l’écologie politique dans notre pays. Les verrous du « vote utile » et, peut-être, la pression des médias à la solde, sauteront pour les législatives et le vote écologiste pourra s’exprimer à l’occasion de ce scrutin essentiel pour la vie politique et la démocratie.

D’ici là, il y a le second tour des présidentielles.
Nous appelons à voter François Hollande et nous ferons campagne activement car rien n’est encore gagné pour la gauche. 
Elire François Hollande est, à nos yeux, très insuffisant pour que se produise le changement radical de civilisation que l’écologie politique appelle à construire, mais, au vu du scrutin, c’est une étape nécessaire.

Il est nécessaire, en effet, pour un peu de justice sociale et soulager la part de la population française qui souffre le plus, de ne pas subir cinq années de plus de politique ultra-libérale. 
Dans la situation qui est la nôtre, et dont nous devrons tirer les leçons, il est nécessaire pour que progresse l’écologie politique, d’avoir pour partenaires ceux qui, peu ou prou, partagent une partie au moins de nos objectifs et que ceux-ci soient au pouvoir plutôt que ceux avec qui nous ne partageons rien du tout et qui vont, dans la quinzaine qui vient, augmenter sans réserve leur compatibilité avec l’extrême-droite. Les législatives seront une autre étape.
Pour l’instant, il s’agit du second tour de la Présidentielle. Il n’y a d’autre choix que de voter et faire voter pour François Hollande parce que s’il n’était pas élu, cela voudrait dire que la fusion droite-extrême droite, déjà existante dans le staff de Sarkozy, aurait la voie libre pour cinq ans.

François LOTTEAU
Secrétaire régional Europe Ecologie Les Verts Bourgogne